COSTARD

Pièce chorégraphique pour six danseurs

Spectacle familial à partir de 7 ans

- version jeune public : 30 minutes / version tout public : 65 minutes

• Chorégraphie : Hafid Sour

• Interprétation : Aurélien Vaudey, Maxime Vicente, Antoine Bouiges, Mohamed Makhlouf, Youcef Ouali, Hafid Sour
• Regards complices : Sarah Kallman

• Régie : Judith Leray / Antoine Hansberger
• Arrangements musicaux : David Guerra


COSTARD interroge la réussite et l'image de soi au travers du costume. En partant du Hip-Hop comme matière brute, Hafid Sour crée une danse abstraite, au sein de laquelle différents univers se rencontrent et dialoguent. Entre performance et poésie, il interroge diverses formes d'interaction existantes entre l'homme et les symboles de notre société et à travers elles, la perception de soi et de l'autre



- Coproduction : Châteauvallon – Scène Nationale // CCN de La Rochelle et du Poitou-Charentes, Kader Attou / Cie Accrorap // CCN de Créteil et du Val de Marne / Compagnie Käfig direction Mourad Merzouki // L’Aqueduc, Centre Culturel de Dardilly

- Soutiens : La Cie Ruée des Arts est subventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication DRAC Auvergne Rhône-Alpes // Théâtre l'Allegro de Miribel // Théâtre Yseure Espace


Dossier

Fiche technique


                                                    MONTAGE 10 MINUTES

Dans cette pièce à la chorégraphie millimétrée, la gestuelle puissante de la danse hip-hop dialogue avec le répertoire musical traditionnel méditerranéen, le flamenco et la danse contem​poraine.

L’énergie emporte les corps, les parcourt, les relie dans un même mouvement. Élégants et gracieux, musclés et aériens, les six danseurs nous parlent de la vie, des apparences et des faux-semblants, de la confiance en soi et de la réussite. 

Un moment de grâce entre performance et poésie.

Note d'intention

L’envie de créer Costard est née de rencontres avec des femmes et des hommes côtoyant quotidiennement l’univers du costume, d’une réflexion sur les représentations sociales et l’image de réussite qu’il nous renvoie.

Petit, mes parents me disaient souvent « J’espère que quand tu seras grand, tu auras un travail en blouse blanche ou en costume ». Est-ce l'homme qui fait le costume ou le costume qui fait l'individu ?

Symbole d’une certaine élite culturelle, il existe pourtant plusieurs façons de porter un costume,

comme il y a différents personnages et parcours derrière celui-ci. Costard est une succession d’histoires sur l’identité et l’apparence, il évoque le tracé de ces chemins individuels et collectifs liés aux rapports que l’homme entretient à son image, au regard que nous posons sur les autres et sur nous-mêmes…

Au coeur de ce travail chorégraphique, je m’intéresse au costume et sa matière, tenter d’amener le mouvement à se l’approprier, à évoluer, se transformer avec elle au fil de la création.

Dans ce spectacle, je souhaite aussi interroger l’image de la danse urbaine aujourd’hui. En mêlant l’univers de cette danse issue de la rue et celui du costume, il s’agit de bouleverser les codes et d’explorer d’autres énergies. L’élégance des corps vient enrichir la gestuelle puissante de la danse hip-hop, le mouvement trouve une fluidité et une inspiration poétique créatrice d'un nouveau langage corporel entre les danseurs.

Hafid Sour

Synopsis :

Au centre de la pièce, une lueur permet de distinguer de légères silhouettes aux muscles bien dessinés, qui évoluent ensemble pour se mêler l'une à l'autre, jusqu'à former une masse homogène au trait régulier.

Puis, cette masse se déplace à travers une gestuelle lisse pour disparaître plus loin et donner naissance à un homme qui s'anime pour endosser un costume. Ne reconnaissez-vous pas cet homme à l'allure régulière et carrée, ne fait-il pas partie de notre quotidien? Nous avons tous rencontré ces personnages habillés de vêtements taillés sur mesure aux coutures fines et précises. Qui sont-ils, quels symboles évoquent-ils à notre esprit ?

Hafid SOUR – Chorégraphe :

Son histoire avec la danse commence à l’âge de 15 ans, avec les Arts de Rue et le Hip Hop comme premier langage.

Il cofonde le groupe « Ame Troên », en 1997 à Vénissieux. Sa première expérience de danseur professionnel se concrétise avec la compagnie Hypnose à Grenoble, pour la pièce "Clandestin de mes rêves", coproduite par le Centre Chorégraphique de Jean-Claude Gallotta.

C’est en 1999, qu’il intègre la célèbre Compagnie Käfig, remarqué par le Directeur Artistique Mourad Merzouki, pour la création « Dix Versions », avec qui, il suivra une tournée internationale. Il enchainera ensuite les rôles et les tournées avec « Récital », « Corps et Graphique », « Terrain Vague », reprise de rôle pour « Tricôté ».

Fin 2001, il est met les pieds pour la première fois à l’Opéra de Lyon pour chorégraphier la partie intitulée « Les Patineurs » du spectacle « Casse Noisette » dirigé par Domnique Boivin du Ballet National de Lyon.

Il s’engage en parallèle dans divers Battles Internationaux et se classe parmi les meilleurs : première place au Battle « Down Rocker 2001 Soul Majestic » à New York toutes disciplines Hip Hop confondues, première place à « l'Urban Steady Groove » en 2001 à Lyon, première place «Battle Of The Year » "pop" en Allemagne en 2003, Demi-finaliste au Championnat du Monde «Juste Debout » en 2006. 

Hafid Sour décide de transmettre son art au travers de l’enseignement : cours hebdomadaires, Master Class à Pole Pik (studio de danse hip hop à Bron (69)) dirigé par Mourad Merzouki. Il assiste également ce dernier sur la création de divers projets et les répétitions du Défilé de la Biennale de la Danse de 20062008 et 2010, mais aussi Prabhu Deva pour les chorégraphies de sa comédie romantique Bollywoodienne « Engeyum Khadal » tournée à Lyon en 2010.

En 2012, il se lance en tant que chorégraphe et participe à la création de la dernière pièce de la Cie Pockemon Crew « Silence on Tourne » aux côtés du Directeur artistique Riyad Fghani, hommage au cinéma avec une écriture burlesque et spontanée. Il s’ouvre à un nouveau projet mêlant danse et arts numériques en tant que Directeur Artistique avec trois programmeurs et trois danseurs sous forme de binômes intitulé « Hypermetrop » lauréat de la Fête des Lumières de Lyon.

Il crée la compagnie « Ruée des Arts » en 2015 pour mettre en scène sa propre partition et travaille sur de nombreux projets. 

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